Les chutes d'Iguazu

Foz de Iguazu (la cidade)
Musique
3 jours d’excursion pour aller voir les chutes du même nom que la ville qui fut bâtie autour et que se partagent le Brésil , l’Argentine et l’Uruguay qui en revendique le bord d’un lac mitoyen. Je n’ai pas pu m’empêcher de revivre des suspens cinématographiques qui entrainent inexorablement un radeau vers les cataractes : Le fleuve est calme et étend ses multiples bras qui enlacent des îlots à la végétation luxuriante et soudain la caméra oublie de rattraper le grondement inquiétant qui annonce le terrible destin des héros du film. J’arrête là la pellicule, vous connaissez la suite…
Il faut gober du regard au sommet de chaque « salto », la crête d’écume, le paquet bouillonnant, l’amas de bulles et suivre leur course en chute libre, 4 secondes j’ai compté à chaque fois, et l’on prend conscience de l’amas d’eau qui dégringole. Quelle puissance, quel émerveillement, quel vacarme, si on y rajoute le vertige c’est la fête de tous les sens et peu importe la faune des tours operator. En marchant seule et sans parole, je suis allée à mon rythme et rien n’a rompu le charme du site
Quant à la faune endémique du lieu on fait connaissance avec le coatis, sorte de raton laveur, avec les gros poissons chats nonchalants de la rivière, avec des gros et des petits lézards, avec les milliards de papillons à inspirer Christian Lacroix et avec les hirondelles qui jouent dangereusement dans les courants d’air et d’eau. Les plantes en pot de nos appartements sont devenues géantes sans algoflash . J’en reconnais plusieurs.
Un basque en 1948 ne s’y est pas trompé. Guillaume Larregui y a installé sa cabane et en a fait son terrain d’expérimentation pour introduire des plantes de chez nous. Il semblerait qu’il ait déséquilibré le biotope du lieu comme je l’ai lu sur la planche explicative. En tout cas le béret était bien vissé sur sa tête.

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