Seul a bord

Ca y est anne est parti, c’est bizarre de retrouver le bateau tout seul …
Musique
je me surprend presque a parler tout seul !
Un grand merci a ma super grande soeur pour ces 4 mois passes ensemble ….
Ma prose ne sera certainement pas aussi bonne !
Bon heureusement plein de nouveaux amis, qui nous ont invites moi, jean paul et son fils (qui m’ont rejoint au mouillage du iate club de rio) a passer noel a buzios.
J’ai laisse le bateau 2 jours pour retrouver un lit qui ne bouge pas ! et un petit paradis au bord de la plage avec de nouveaux amis lisa, serge, michel, vanessa et bien d’autres …
Le reveillon est tout a fait francais: canard, confits , foie gras et meme cepes, girolles et du brie !
Retour le 25 au soir a rio ou le concert gratuit gilberto gil et stevie wonder nous attend sur la plage de Copacabana
Voila , il serait temps de reprendre la mer, sinon je vais devenir carioca …

Joyeux noel a tous

1ers jours à Rio de janeiro

Bom dia Rio
Musique

Le pain de sucre à gauche en entrant, le Christ qui écarte les bras en haut du Corcovado surplombant la baie, nous sommes bien à Rio et trouvons notre chemin jusqu’au Iate Club Regata où nous mouillons l’ancre à quelques mètres de la berge en pleine ville bruyante (les avions, les voitures les milliers d’autobus…et la musique à fond les manettes sur le quai.
Dès notre première sortie à terre nous rencontrons Daniele, étudiante qui nous guide nos pas dans Centro et Cinelandia. Et nous visitons la cathédrale Métropolitan, le couvent franciscain, la confeteria Colombo, le theatro municipal où rendez vous est pris pour assister le dimanche suivant à l’oratorio de Noel de Bach, concert à 1 real pour démocratiser la musique classique.
Le lendemain samedi, le bus collectivo nous amène au RV fixé avec nos cousins Vincent, Marie et leurs enfants, à Ipanema. Ils travaillent à Sao Paulo, depuis peu et apprécient leur nouvelle vie. Ils nous en donne quelques tuyaux utiles. Le marché de poissons et les activités sur la plage des brésiliens (paddle, nage athlétique, jogging, bronzage…) nous offrent le spectacle.
Lundi, nous faisons les courses et repartons deux jours plus tard à Niteroi côté droit de la baie ( vu de la mer) où nous espérons une marina plus accueillante et des installations plus complètes.
Le club de Niteroi nous offre un ponton visiteur, eau et électricité et nous restons cinq jours (pendant trois jours je suis partie aux chutes d’Igauçu et ai abandonné Olivier) dans cet espèce de club med où les membres sociétaires, leur famille et leurs invités viennent passer les week- ends . Nous avons compris maintenant que dans « Iate (yacht) club » Iate passe au second ou troisième plan. A Niteroi cependant une régate est prévue samedi et nous pensions y participer, le manque de vent nous a fait annuler finalement.
Accueil réussi grâce à Suzy, l’âme de cette marina, qui vient au secours de nous tous qui débarquons un peu désemparés de la mer. Suzy est anglaise d’origine, habite Rio et parle brésilien et son français est excellent. Elle nous prend sous son aile et connait d’avance la réponse à tous nos soucis : la déclaration à la police fédérale, à la capitainerie, les transports, la lavanderia. Le programme des festivités et Noêl approchant il est chargé…Suzy est comme un monument ; elle est citée dans le guide nautique avec lequel nous voyageons et n’a pas besoin d’être actualisée au contraire des prix eux qui ont subi une flambée.
Et puis retour sur le quartier de Botafogo cette fois au Iate Club de Rio de Janeiro ICRJ, très très chic où un coup de bol et un peu de culot nous font accréditer pour 4 jours en visiteur par un sociétaire très aimable et confiant qui parlait un peu français. Nos tuyaux précédents étaient bien percés ; du coup nous mettons sur la guest list : Jean Paul et notre contact sur Rio François Xavier St Martin. 4 jours de répit et piscine.
Nous rencontrons Ricardo et Diane et passons la soirée, tout en espagnol. Olivier s’exprime en français , mais avec un peu d’application la proximité des deux langues permet de se dire beaucoup de choses et toujours les renseignements utiles. Les talents en informatiques d’Olivier sont précieux pour ces septuagénaires argentins qui balbutient devant les nouvelles technologies. En contrepartie nous recevons une invitation pour Enjoy dans leur yacht club à Buenos Aires.
Mon départ est proche. Une petite virée en mer pour un au revoir à la voile et demain l’avion. Et la plume est laissée à Olivier qui sera certainement plus photos que bla bla bla. Je vais devenir lectrice, super !

Les chutes d’Iguazu

Foz de Iguazu (la cidade)
Musique

3 jours d’excursion pour aller voir les chutes du même nom que la ville qui fut bâtie autour et que se partagent le Brésil , l’Argentine et l’Uruguay qui en revendique le bord d’un lac mitoyen. Je n’ai pas pu m’empêcher de revivre des suspens cinématographiques qui entrainent inexorablement un radeau vers les cataractes : Le fleuve est calme et étend ses multiples bras qui enlacent des îlots à la végétation luxuriante et soudain la caméra oublie de rattraper le grondement inquiétant qui annonce le terrible destin des héros du film. J’arrête là la pellicule, vous connaissez la suite…
Il faut gober du regard au sommet de chaque « salto », la crête d’écume, le paquet bouillonnant, l’amas de bulles et suivre leur course en chute libre, 4 secondes j’ai compté à chaque fois, et l’on prend conscience de l’amas d’eau qui dégringole. Quelle puissance, quel émerveillement, quel vacarme, si on y rajoute le vertige c’est la fête de tous les sens et peu importe la faune des tours operator. En marchant seule et sans parole, je suis allée à mon rythme et rien n’a rompu le charme du site
Quant à la faune endémique du lieu on fait connaissance avec le coatis, sorte de raton laveur, avec les gros poissons chats nonchalants de la rivière, avec des gros et des petits lézards, avec les milliards de papillons à inspirer Christian Lacroix et avec les hirondelles qui jouent dangereusement dans les courants d’air et d’eau. Les plantes en pot de nos appartements sont devenues géantes sans algoflash . J’en reconnais plusieurs.
Un basque en 1948 ne s’y est pas trompé. Guillaume Larregui y a installé sa cabane et en a fait son terrain d’expérimentation pour introduire des plantes de chez nous. Il semblerait qu’il ait déséquilibré le biotope du lieu comme je l’ai lu sur la planche explicative. En tout cas le béret était bien vissé sur sa tête.

En route vers Rio

En route vers Rio de Janeiro

La baie de Camamu. Manguiers et sable fin.
Musique

Nos doigts dégoulinent du jus des fruits pris sur l’arbre et offerts par une jeune femme dans les rues du village, des allées d’un sable qui chatouille nos orteils  et les conduisent à un petit restau pour une moqueira de peixe inoubliable (poisson poché dans une sauce où se mélangent lait de coco, huile de dendé rouge, citron vert et mirepoix de légumes).

Est-ce le bout du monde ? Pas tout à fait, les jeunes roulent en trial, les petites écolières jouent à la marelle les pieds nus. Deux bout de choux tout nus, sous la garde de leurs grands-parents ont déjà la balle au pied et Jean Paul et son Terremaji sont déjà là, juste à la tombée de la nuit pour nous guider vers la paillote de la plage qui nous sert la Schin bien fraiche ainsi qu’à quatre joueurs de domino.

Au petit matin nous mettons les voiles.  JP est derrière. Nous jouera –t-il encore un « tour de magie » à l’étape suivante, arrivant le premier après être parti derrière nous.

Archipel des Abroyos. Deux nuits de quart et 250 milles plus loin apparaissent le bien gardé refuge des baleines en Atlantique où ces dernières viennent trouver la tranquillité pour leurs ébats dans des eaux translucides de juin à septembre. Nous n’en verrons pas , il est déjà trop tard. Mais c’est aussi le havre des tortues (que nous verrons) et le terrain de jeu de dizaines d’espèces de poissons colorés, zébrés, à pois, fluos, en banc ou en solitaire, comme JP (qui n’est pas encore là !) et comme ces deux mérous à l’œil jaune toujours curieux de la présence des plongeurs. Ces îles sont les Glénans sous les cocotiers.

Nous y restons la journée et une nuit tranquille au mouillage. Il est interdit de débarquer pour ne pas rompre l’équilibre écologique de l’archipel et nous sommes le seul bateau pendant ces 24 heures de nature à l’état pur.

Vittoria. Une odeur de produits chimiques nous prend les narines à une dizaine de mille de notre arrivée. Vittoria est à la fois une ville industrielle qui lance vers le ciel ses immeubles de bureaux et d’habitation et une station balnéaire dont nous profitons de l’animation puisque nous arrivons un dimanche. Un petit marché artisanal, qui fait sa part aux décorations de Noêl et cadeaux de circonstance jouxte la marina et nous y faisons un tour après un bain  très apprécié, dans la piscine de la marina. Comme nous sommes au mouillage faute de place au ponton nous avons des visiteurs en scooter des mers (Laurenzo ophtalmo et ses deux enfants à qui nous proposons de visiter le bateau) et deux kids paddlers : deux jeunes qui parlent anglais, et nous renseignent sur le meilleur endroit pour s’amuser, manger et avoir du wifi : les paillottes sur la plage, et nous partons en annexe skyper et geeker au milieu des décibels et des Vittorianais en week end.

Nous repartons lundi midi. La nuit en mer est calme et nous croisons à un rythme régulier les nombreuses plateformes pétrolières illuminées qui longent la côte. Un bon vent portant nous permet de mettre le spi asymétrique au petit matin, et malheur (pas tout à fait) nous accrochons des filets. Ce sont en fait des palangres et juste sur notre arrière une daurade coryphène  (supposition car nous n’en avons pas encore vu) a mordu à l’hameçon. Nous  relevons notre prise de guerre et sommes obligés de couper le câble de la palangre. C’est un poisson excellent ; il nous fera plusieurs repas.

Heureusement que nous n’avons pas prévu de baignade car un peu plus tard deux ailerons se profilent. Deux petits bleus passent à dix mètres de nous..

Buzios : Arrivée  en fin d’AM.  Brigitte Bardot Bardot …. Dans les années soixante elle est venue trainer ses Havainas et nous marchons sur ses traces. C’est-à-dire déambulons au milieu des boutiques souvenir. Le site est joli et babacool. Nous allons essayer le spot plongée du coin. Et c’est bientôt Rio et Copacabana où le cousin expat nous a donné rendez vous dimanche.